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Le festival du film Deconstructing Dinner célèbre sa 5e année dans la vallée de Kootenay

« Le cinéma est un vecteur puissant capable de susciter la réflexion et le changement, et c’est à même ce vecteur que le festival du film Deconstructing Dinner y prend ses racines. L’événement repose sur la croyance que lorsqu’une communauté se réunit sur une période de plusieurs jours pour approfondir ses connaissances sur les aliments, nous maximisons ainsi nos efforts visant à développer une culture alimentaire locale durable et dynamique. »  – Jon Steinman

Jon Steinman est le fondateur et directeur du festival du film Deconstructing Dinner, qui a connu sa 5e saison cinématographique en novembre 2017, laquelle fut marquée de succès. Camino était commanditaire de la soirée chocolat du festival, qui comprenait la projection de deux films puissants.

The Chocolate Case raconte l’histoire d’activistes hollandais qui font enquête sur l’étendue de l’esclavage au sein de l’industrie du cacao et y répondent en créant leur propre usine en Côte d’Ivoire. Le second film, El Cacao, raconte l’histoire de Samuel Murillo, un agriculteur et propriétaire de la coopérative COCABO au cours de quelques journées de pluie, alors qu’il récolte, traite et livre des fèves de cacao sur la côte Atlantique du Panama. Nous étions ravis et honorés de nous joindre à plus de quatre-vingts résidents de Nelson, C.-B. pour cet évènement.

El Cacao

Figure 1 Samuel Murillo de COCABO dans El Cacao

« La coopérative appartient à tous les agriculteurs de la province de Bocas. Tous ceux qui produisent du chocolat biologique ou du cacao biologique appartiennent à cette coopérative de cacao » explique Samuel Murillo dans ce magnifique documentaire basé sur son témoignage. El Cacao est produit par Michelle Aguilar.

La façon dont M. et Mme Murillo cultivent soigneusement leur terre et les fèves de cacao qu’ils produisent, et chérissent leurs petits-enfants, sont magnifiquement et franchement présentés dans ce film. Même la frustration de l’agriculteur dans sa relation avec la coopérative COCABO  y est saisie. 

COCABO fut fondée en 1952 et les agriculteurs de cette région éloignée de Bocas del Toro au Panama sont reconnus pour les normes de qualité très élevées qu’ils s’imposent les uns aux autres. La coopérative sœur de Camino, Equal Exchange, produit une tablette de chocolat (80 % de cacao) à partir de fèves provenant exclusivement de la coopérative COCABO.

The Chocolate Case

Le témoignage personnel d’un jeune homme qui a échappé à l’esclavage dans les champs de cacao de la Côte d’Ivoire est un point marquant de ce film. Un jeune homme explique aux protagonistes du film : « J’étais forcé de travailler et je n’avais pas le droit de quitter la plantation. Y’a pas une personne qui n’a dit qu’on ne l’a pas frappé. Y’a un qui dit que bon, lui, il ne veut pas être ici, il va fuir. Quand il est sorti, on a entendu des coups de feu. » Ses mots touchent profondément les activistes hollandais, comme on peut le voir dans le film.

La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur de fèves de cacao. Avec le Ghana, son voisin, il produit 70 % du cacao au monde. Toutefois, comme la journaliste canadienne Carol Off l’avait documenté, l’abus et le travail forcé continuent d’être très présents au sein du marché Ivorien du cacao. Seulement récemment les grandes sociétés de chocolat du monde ont pris de petites mesures pour corriger la situation. Mars, Hershey, Nestle et Cargill ont mis sur pied des programmes pour améliorer la vie des agriculteurs de cacao en Afrique occidentale. Le montant global investi dans ces programmes représente moins de 0,03 % des revenus combinés de ces quatre sociétés. En revanche, les primes du commerce équitable (les fonds destinés à l’amélioration des entreprises et communautés des producteurs) étaient équivalentes à 5,0 % des revenus de Camino en 2016.

Figure 2. Le brave jeune homme qui a témoigné du fait qu’en mangeant du chocolat, les cinématographes étaient responsables de l’esclavage auquel ils ont échappé

La coopérative Kootenay

Figure 3. L’équipe de la coopérative Kootenay

Le lendemain du festival du film, nous avons partagé une tasse de chocolat chaud à l’érable Camino avec les membres-acheteurs de la coopérative Kootenay. « Nous sommes heureux que vous soyez ici. Vous remarquerez que Camino est partout en magasin. Les gens veulent soutenir une coopérative canadienne » mentionnait Anneke Rosch, acheteuse de produits alimentaires pour la coopérative Kootenay.  

Les clients de la coopérative Kootenay sont devenus des inconditionnels du chocolat chaud à l’érable, le fruit d’une collaboration entre Camino et trois coopératives d’agriculteurs. Le sucre d’érable est cultivé et produit par les agriculteurs-propriétaires de la coopérative de producteurs de sirop d’érable Citadelle au Québec. Citadelle innove dans le secteur de l’érable depuis 1925. Le gout sucré du sucre d’érable provient du sucre de canne biologique de la coopérative Manduvirá du district d’Arroyos y Esteros au Paraguay. Finalement, le gout riche de chocolat provient des fèves de cacao produites par les agriculteurs-propriétaires de Fundepo, en République dominicaine. Ce fut un plaisir de partager cette boisson produite en coopérative avec les propriétaires de ce commerce coop. 

Le commerce de la coopérative Kootenay est le fondement de Nelson Commons, ce qui constitue une preuve tangible de la vision et la solidarité de la communauté. Il y a plus de 10 ans, la coopérative songeait et prévoyait un espace au centre-ville qui permettrait l’accès à des aliments sains, des logements abordables, et un espace de travail flexible. Cette vision s’est concrétisée il y a un an, avec l’ouverture de ce magnifique espace et du magasin Kootenay Co-op.

 

 

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