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Les coopératives La Siembra et Naranjillo : une décennie de coopération

« Mon oncle était l’un des fondateurs, il était le troisième membre », nous dit Marcos Casto, président nouvellement élu du conseil d’administration de la coopérative Naranjillo au Pérou. « Oui, le troisième, et je suis le fils du vingt-neuvième membre. Je suis le 3712e membre. Ça vous dit à quel point notre coopérative est là depuis longtemps et à quel point elle s’est développée. » Marcos raconte l’histoire de sa famille à Tom Hanlon Wilde, directeur général de la coopérative La Siembra, et à Renato Sobrino, directeur des achats, au cours de leur visite en mai. Marcos cultive la terre que son père cultivait; 4 hectares de caféiers entrecoupés d’arbres d’ombrage et de mandariniers dans la région de San Isidro, à dix kilomètres de Tingo Maria, au centre du Pérou.

Renato Sobrino de La Siembra avec Marcos Castro et Florencia Valeueta de Naranjillo prennent une pause en discutant de la coopération entre coopératives.

« Les gens disaient que le cacao ne fonctionnerait pas ici », rapporte M. Revelinho, le plus jeune membre du conseil d’administration chez Naranjillo. « Mais j’avais le sentiment que ça allait marcher. Le sol est bon. J’ai donc planté cet hectare de cacao il y a dix ans et ça a donné de bons résultats. Vous pouvez voir que les arbres sont plantés sur deux mètres par trois mètres. J’ai fait la récolte il y a environ une semaine et demie, puis j’ai élagué tous les arbres. J’ai dû tout faire moi-même, car il est difficile de trouver de la main-d’œuvre salariée de nos jours. Les branches élaguées, je vais les laisser là encore un certain temps, puis je vais ramasser le bois, mais les feuilles vont finir par se décomposer et fertiliser les arbres. »

M. Revenelino poursuit sa visite guidée. « Cet arbre d’ombrage est bon pour la fertilisation. C’est un goyavier. Et dans cette partie j’ai gardé les mandariniers, car ils nous donnent des fruits savoureux. Je vais monter vous en cueillir quelques-uns. »

La Co-operativa Agraria Industrial Naranjillo a été fondée en 1964 par 32 membres agriculteurs qui ont été des pionniers du développement rural dans la région de Tingo Maria. Ils cherchaient une alternative aux pratiques prédatrices des commerçants privés qui achetaient leurs produits à bas prix. Leoncio Lescano Alva, président fondateur du conseil d’administration, et Victor Reyes Roca, président fondateur du comité de surveillance, ont contribué à la direction de la coopérative en intégrant des membres agriculteurs de café et de cacao possédant des terres agricoles riches et fertiles dans les régions de Huanuco, de San Martin et d’Ucayali. L’organisation a survécu au chaos économique et politique, permettant ainsi aux familles des membres de se remettre des insurgés armés et des trafiquants de stupéfiants qui ont tenté d’envahir la région dans les années 1980 et 1990, et jouant un rôle de premier plan au Pérou pour le compte des coopératives. En 1974, la coopérative a entamé les démarches visant à ouvrir sa première usine de transformation. Elle ouvrira finalement ses portes en 1985 et sera agrandie en 2014.

Señor Revelino, membre de Naranjillo, Viviana, agronome, et Tom de La Siembra visitent la ferme de Revelino.

 

Aujourd’hui, les membres producteurs de Naranjillo sont confrontés à d’importants défis. L’investissement majeur dans l’installation de production qui a ouvert ses portes l’année dernière a nécessité toutes les économies de la coopérative, mettant le groupe dans une situation où il lui est difficile d’avancer de l’argent aux membres qui livrent leur récolte à la coopérative. Ce manque de liquidité pourrait mener à une diminution des volumes, des avantages pour les producteurs et, conséquemment, du nombre de membres. Heureusement, cette coopérative qui a vu passer des décennies est en voie de se stabiliser. Les membres nouvellement élus du conseil d’administration ont décidé d’assumer le rôle de direction et de mettre en œuvre un nouveau plan visant à ramener la coopérative à sa fonction originale de moteur économique dans la région. Les principaux prêteurs, Banco del Estado et Agrobanco, renégocient le financement de l’investissement pour l’usine de transformation. Des importateurs du commerce équitable tels que Camino fournissent leur aide en accordant du financement avant expédition pour permettre les avances de fonds aux membres à la livraison du cacao et du café. Bien que le chemin que doit emprunter Naranjillo soit parsemé de défis, les consommateurs de chocolat à cuire équitable et biologique de Camino doivent savoir que leur achat contribue à la demande qui permet aux agriculteurs et à la nouvelle usine de poursuivre leurs activités.

 

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Le chocolat à cuire équitable et biologique de Camino, fourni par la coopérative Naranjillo, est exempt des 10 allergènes prioritaires : blé, gluten, lait, œufs, arachides, noix, sésame, soja, sulfites, moutarde et fruits de mer

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